La Tour infinie

La Tour infinie

Ah je suis fort touchée que vous restiez m’écouter un peu plus longuement. En rejoignant la Grand-Place depuis l’Aula Magna, levez le nez et vous verrez la peinture où je figure. Il était grand, leur projet de ville universitaire. A la limite de la mégalomanie : créer à partir de rien, au milieu des champs et des bois, un lieu de savoirs et d’échanges, multiculturel, où les étudiants s’aventureraient tels dans un labyrinthe à la découverte du monde et d’eux-mêmes… Quant à leur projet de centre urbain bâti sur une dalle de béton au-dessus d’un dédale de routes, c’était un peu fou, non ? Cela me rappelle cette histoire de Tour de Babel, tenez ! Vous vous demandez toujours qui je suis ? Regardez comme je trône au-dessus de cette utopie devenue réalité, lisant sagement mon livre. La ville m’est entièrement dédiée, du moins le jour, parce que la nuit, c’est une autre histoire… Mais on ne m’atteint jamais tout à fait : je suis la Connaissance !

 

Photo(s)

Date de création

Inauguration en 2010


Conception

François Schuiten, auteur belge de bande dessinée et artiste en résidence à l'UCLouvain en 2009


Réalisation

Alexandre Obolensky, spécialiste en peinture monumentale


Financement

Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, UCLouvain, Région wallonne.


Caractéristiques

  • Peinture sur toile de 13m de haut et 7m de large
  • Réalisée en atelier (sur base d’un dessin de Schuiten de 30 cm !) puis recouverte de 3 couches de vernis avant d’être collée sur le mur
  • S’inspire d’un tableau réalisé par Breughel l’Ancien au 16e siècle « La Tour de Babel »
  • Symbolise le savoir et la diversité dans une université

A l’origine

L’œuvre a été conçue au terme d’un atelier en compagnie de 60 étudiants de l’UCLouvain, autour du thème « une scénographie, pour un Louvain-la-Neuve différent ».


A voir

Pour prolonger l’œuvre dans l’espace public, des buissons de buis ont été plantés à ses pieds. On ne distingue plus le virtuel du réel…


Le petit plus

Un peuple entreprend de bâtir une tour pour atteindre les cieux. Dieu décide de punir leur orgueil en créant la diversité des langues, ce qui les empêche de s’entendre et de poursuivre leur entreprise. La référence au mythe de la Tour de Babel est un clin d’œil envers l’histoire de Louvain-la-Neuve, qui démarre sur un conflit linguistique et communautaire. Une référence aussi à l’extraordinaire richesse culturelle de la cité qui accueille des ressortissants de plus de 125 nationalités différentes.